Nos réalisations

Une étude le l’inventaire patrimonial de l’Île Verte a été réalisé, en 1989, à la demande de la municipalité. Cette étude recommandait entre autres, la création d’une société autonome, sans but lucratif, formée de résidents de l’Île, qui pourrait veiller à la sauvegarde du milieu et le doter de réalisations susceptibles d’orienter et d’affermir cette sauvegarde. C’est alors que des propriétaires décidèrent de créer la Corporation des propriétaires de l’Île pour la conservation de l’Île Verte (CPICIV).

1990
Avec les années, les insulaires avaient accumulé des dizaines de carcasses d’automobiles sur leurs terres. Il était facile de les importer sur un chaland tant qu’elles étaient en état de marche mais, que faire après leur extinction? Avec l’arrivée du traversier, la CPICIV prit l’initiative de faire venir une presse mécanique et d’exporter par bateau, pour la récupération près de 200 carcasses.

1990
Des fouilles archéologiques ont commencé et se sont poursuivies durant les deux années suivantes, près de la pointe est de l’Île. Elles ont été planifiées et réalisées en collaboration avec l’Université de Montréal. Ces fouilles ont permis d’établir une présence humaine dans l’Île depuis plus de 2000 ans, notamment la présence iroquoienne. Un nombre très important d’artefacts y ont été découverts, qualifiés et conservés.

Ces fouilles et des recherches ethnologiques entreprises concurremment ont permis a Lucille Vien, avec le soutien de la CPICIV, de réaliser un film intitulé Creuser pour raconter qui aide à bien comprendre les fouilles archéologiques. Un autre projet, La marée n’attend pas, permet de faire revivre la pêche à fascines. Ce dernier film a été suivi d’une exposition de photographies sur le même sujet qui peut être admiré aux maisons du phare.

1991
La CPICIV présente une demande globale de financement pour soutenir ses premières réalisations, dont la réfection de l’un des plus vieux fournils du Québec, lequel est situé immédiatement à l’est de la résidence de Claudette Fraser et de Léonce Tremblay. Rendue possible grâce à une subvention du ministère des Affaires culturelles du Québec, cette restauration est un hommage à l’action des pionniers insulaires.

1991
La réalisation de la déchetterie, l’une des premières entreprises de recyclage du Bas Saint-Laurent, a été complétée en 1991. Cette petite usine a d’abord été exploitée par Jacynthe Dionne durant la période de lancement et ensuite par des bénévoles pour enfin être offerte à la municipalité.

1996
La représentation politique de même que l’information à l’aide du bulletin L’Insulaire constituent des moyens d’action privilégiés. C’est d’ailleurs à ce chapitre que la Corporation peut s’enorgueillir de l’un de ses plus beaux fleurons. En effet, depuis 1996, sans relâche, cette publication, produite bénévolement, sert de lien entre les organismes et les personnes.

1996
Nombre de mémoires et d’études ont été voués à définir la place du tourisme dans l’Île. La CPICIV devant la masse d’informations accumulées, a voulu tenter d’y voir clair et, a élaboré, à l’aide de questionnaires orientés vers les divers marchés et populations, un travail intitulé « Le plan directeur ». L’information colligée a amené la municipalité à lancer le colloque « Une île pour qui ? ». Ce colloque d’une journée, dirigé par des spécialistes, a réuni toutes les instances nécessaires et est arrivé à la conclusion de créer la Corporation de développement et de gestion touristique de l’Île Verte (CDGTIV).

Fin des années 1990s
À la demande de la municipalité, la CPICIV a collaboré avec elle afin d’aider à la révision de son programme d’urbanisme et de son règlement de zonage, et à la nomination de membres du comité d’urbanisme. À la fin des années 1990, la CPICIV s’est opposée avec fermeté au dézonage de l’Île et à l’ouverture au lotissement en zone agricole tant que la seule protection contre un développement intempestif était la Loi sur le zonage agricole sous la responsabilité de la Corporation de protection du territoire agricole du Québec. Après l’adoption d’un plan d’implantation et d’intégration architecturale (PIIA) et son application par le comité d’urbanisme, la Corporation donna son accord à une demande de dézonage.

2000
Dans le cadre de son projet de fusions municipales, le ministère des Affaires municipales désirait fusionner la municipalité de Notre-Dame-des-Sept-Douleurs avec celle de l’Isle Verte. Les protestations unanimes des gens de l’Île ont fait que la CPICIV et la municipalité ont présenté chacune un mémoire à la commission Bérubé. Les mémoires ont porté fruit et l’Île a pu conserver son identité propre.

Il importe de souligner que depuis sa création, la CPICIV a toujours été présente afin d’informer la municipalité des vues des propriétaires et d’apporter son appui à la plupart des initiatives municipales. Par ailleurs, il importe de signaler l’appui entier donné à la municipalité aux fins d’obtenir des subventions nécessaires à la restauration complète de l’école Michaud pour en faire un centre d’accueil touristique, ou encore pour obtenir le droit de voter par la poste lors des élections municipales.